Les prévisions des commerçants pour les fêtes sont moroses. La crise financière et économique, qui a déjà considérablement ralenti la consommation depuis septembre, assombrit cette fin d’année : la plupart des acheteurs, inquiets ou prudents, ont prévu d’offrir des cadeaux plus modestes.
Dans ce contexte économiquement sombre, le e-commerce tire pourtant son épingle du jeu. Son chiffre d’affaires a connu une progression de 27 % par rapport à l’année dernière, et même si les prévisions pour les fêtes de fin d’année ont été revues légèrement à la baisse, les objectifs fixés en début d’année seront sûrement atteints.
Il est à prévoir que cette progression continue dans les mois, voire les années à venir, le e-commerce disposant encore d’une belle marge de croissance en nombre d’acheteurs : une poche de consommateurs n’est pas connectée, une autre l’est mais n’achète pas encore en ligne.
Le succès du e-commerce est dû sans doute en grande partie à la plus grande souplesse qu’il permet. Plus pratique – on peut faire ses courses le soir ou la nuit, pas d’enfants à emmener au supermarché – moins chronophage – pas de queues, pas de déplacements–, il simplifie considérablement la vie des consommateurs.
Au-delà de cette simplification évidente, il apparaît que le e-commerce change les comportements d’achat.
D’une part, la relation au vendeur n’étant plus directe, l’incitation à la vente est moins forte de sa part ; l’incitation viendra plutôt des autres consommateurs. Le consommateur deviendrait alors plus prudent : il prend davantage de renseignements et compare plusieurs produits avant d’acheter.
D’autre part, les bons plans sont multiples sur Internet, certains acheteurs les pistent à longueur de temps et n’achètent plus rien au prix fort – quel changement dans un pays où les dates des soldes sont soumises à arrêté préfectoral !
Ce changement de comportement est-il complet et réel ? Beaucoup d’internautes achètent en magasin après avoir repéré un produit on line. Et la majorité d’achat des Français se fait encore dans les boutiques physiques. Font-ils au fond davantage confiance à ces dernières ? Et dans ce cas, les comportements issus de l’achat en ligne (donc prises de renseignements auprès des autres consommateurs, recherches des bonnes affaires) vont-ils se retrouver dans le shopping en général ?
C'est une bonne analyse du e-commerce en général. Pour ma par j effectue très peux d achat sur internet. Quand je le fais c'est vraiment pour un produit spécifique que je ne peux trouver dans ma ville.
En général se qui me freine c est le service après vente, les frais de retour, puis l'attente. Mais avant tout savoir à qui appartiens le site, ou il se situe géographiquement. Sur se site ici il y a rien à vendre et pourtant je me suis inscrit car je connais l'image de marque encré dans mon subconscient. La confiance et se faire un nom, une réputation sur internet est à mon avis primordial pour vendre dans le e-commerce.
DEPERIERS-MALDONALD