La route a fait en 2008 4274 morts et 91 669 blessés. Même si 2008 est la septième année consécutive de baisse de la mortalité routière, la route n’en reste pas moins très meurtrière. Mais alors quelles solutions adopter ?
Une répression automatisée de plus en plus présente
La politique de sécurité routière s’inscrit dans la sanction et ne tolère aucun comportement dangereux, et la répression qui en découle s’automatise. A Lyon, le premier radar automatique de franchissement des feux rouges a été installé pour sanctionner les automobilistes indélicats qui passeraient au feu rouge. Si les essais sont concluants, la formule devrait se développer à Lyon et dans d’autres grandes villes. Cela s’inscrit dans la logique d’automatisation des contrôles, avec l’installation de radars fixes, au nombre de 1 389 fin 2008. Cependant, leur efficacité est contestée, par rapport à leur mauvais positionnement mais aussi et surtout car ils ne sont pas installés dans les endroits les plus dangereux. La répression a-t-elle ses limites ?
Prévention, la force du témoignage
Les campagnes de prévention routière déclinent vidéos chocs et slogans efficaces pour sensibiliser les différentes populations aux dangers de la route et aux conséquences. Mais est-ce le meilleur moyen pour faire prendre conscience, aux jeunes notamment, des conséquences d’une conduite dangereuse ? Certaines victimes témoignent de leur accident, pour instaurer un échange avec les plus jeunes, qui se sentent parfois trop invincibles sur la route. Ces dialogues ont peut-être plus d’impact auprès de ces jeunes qu’un spot publicitaire.
Et vous, pensez-vous que la répression ait atteint ses limites ? La répression, aussi automatisée soit-elle, peut-elle résoudre à elle seule la mortalité routière ? Pensez-vous que l’on doive privilégier d’autres formes de prévention, comme les témoignages ? A qui revient ce rôle de prévention ?
Bonjour à tous,
Eh oui la répression de plus en plus automatisée et donc sans discernement est aussi frustrante.
Je fais environ 60.000 KM par an professionnellement et je peux dire qu'il est difficile d'admettre de se faire prendre au radar pour une dizaine de km/h de plus sur autoroute alors que des comportements irresponsables se constatent au quotidien.
Quelques exemples où la présence des gendarmes serait bien utile.
Au moment des week-ends cumulés avec des ponts, le nombre de touristes qui se calent à 110 km/h sur la voie du milieu alors que la voie de droite est praticable et qui de surcroît se déportent sur la voie la plus à gauche pour un dépassement sans accélérer. Cela provoque de gros
ralentissements qui génèrent des slaloms dangereux.
La présence de la gendarmerie serait souhaitable dans la circulation.
Les zones de travaux limitées à 110 voir 90, la plupart des automobilistes ne réduisent pas leur vitesse. (rarement de contrôle)
L'arrivée au péage où vous vous faites doubler au moment de prendre votre couloir.
Et bien d'autres cas qui là encore ne seront pas sanctionner par la répression automatique.
Mais le dépassement de 10km/h lui remplira les caisses de l'état.
La diminution des morts sur la route est un argument fort et personne ne peut contredire cela.
Cependant nos véhicules n'ont jamais été aussi sûrs avec les ABS, ESP, ....etc .
Je reste convaincu que l'auto est une vache à lait.L'argument "sécurité" devrait également concerner la puissance des véhicules mis sur le marché pourquoi dans ces conditions proposer des voitures de 180cv et plus?
La vraie sécurité, c'est la responsabilisation de chacun. (utopique?)
Dernier point : N'y a t-il pas trop de d'engins motorisés sur nos routes? Ne faudrait-il pas prévoir d'en éliminer pour soulager nos infra-structures saturées?
Je fais amende honorable, je ne suis certainement pas exempt de reproche.
Le gaulois
le gaulois