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Des évènements comme la venue du président Obama pour la commémoration du débarquement allié du 6 juin 1944, ou des polémiques comme la lecture de la lettre de Guy Môquet à tous les lycéens de France imposée par Nicolas Sarkozy, remettent en question les notions de commémoration et de mémoire collective.
Trop de commémorations ?
Y a-t-il trop de commémorations ? 14 juillet, 11 novembre, 8 mai, 6 juin… Ces dates sont l’occasion de défilés, de cérémonies, où l’on rappelle certains évènements, le sacrifice de citoyens pour défendre certaines valeurs. Mais ces commémorations ne doivent-elles pas avoir une limite dans le temps? Par exemple, le dernier poilu Lazare Ponticelli étant décédé, les cérémonies du 11 novembre pour commémorer le premier conflit mondial ont-elles encore un sens? Les monuments aux morts pourraient peut-être suffire à rappeler à la mémoire collective le sacrifice de ces soldats. Et l’enseignement de l’Histoire à expliquer les faits et leur contexte. Car les commémorations privilégient trop souvent l’émotion sur le fait historique lui-même, analysé dans son contexte.
Une mémoire sélective ?
La mémoire collective est souvent sélective, notamment lorsqu’il s’agit une histoire récente et peu glorieuse. Car les plus jeunes sont très sensibilisés au génocide de la Shoah, aux camps de concentration, aux crimes de guerre commis par les nazis. Des témoignages de rescapés des camps, des visites d’anciens camps de concentration et d’extermination, les sensibilisent à cette partie de l’Histoire. Mais la question du régime de Vichy a été souvent éludée. Les manuels scolaires commencent à évoquer cette période, qui fait également partie de l’Histoire de France. Période pendant laquelle il ne faut oublier que tous n’étaient pas résistants.
Pensez-vous que les commémorations soient trop nombreuses ? Sont-elles l’unique moyen d’entretenir la mémoire collective ? L’Histoire est-elle trop considérée au travers du prisme de la mémoire collective ? Finalement, ne devrait-on pas, au bout d’un certain temps, laisser une place à l’oubli ?
Je suis partout d'accord avec toi Versac, mais je rechigne un peu sur la dernière question !
Tout ça, ça m'évoque un fait qui semble vrai, on à vraiment toujours besoin de se faire peur.
Pas de paix sans guerres. Pas de joie sans malheurs. Inchallah (...)
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